COV, vous avez dit COV ?

Ces derniers temps nous avons eu plusieurs épisodes de pollution, et nous avons abondamment été mis en garde contre les COV et les particules fines, nocives, qui se déposent dans notre arbre respiratoire et peuvent entrainer de nombreuses pathologies respiratoires inflammatoires.

En matière de COV, les huiles essentielles sont souvent montrées du doigt, notamment par les allergologues qui les rendent responsables de nombreuses allergies respiratoires. Honnêtement je ne suis pas entièrement d’accord avec ce point de vue. Normal, me direz-vous, je défends mon outil de travail, alors je m’explique :

Tout d’abord de quoi parlons-nous exactement ?

COV est l’acronyme de “composés organiques volatiles”, c’est à dire des molécules qui sont libérées dans l’air. Et c’est vrai, nous en sommes entourés.

Mais il convient de ne pas trop vite faire l’amalgame entre les COV naturels (ceux que vous respirez en forêt ou dans un grand champ de lavande) et les COV provenant de la combustion ou de la production industrielle.

Ces derniers sont extrêmement présents dans nos intérieurs, à tel point que régulièrement, les magazines de consommation font leur “une” sur nos habitats pollués par les colles, vernis, peintures, mais aussi produits chimiques provenant de nos produits d’entretien (à remplacer par le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude bien sur). C’est pour cela qu’il est nécessaire d’aérer régulièrement nos habitations en ouvrant les fenêtres 2 fois par jour, 10 minutes minimum, même en hiver (surtout en hiver !!).

Au contraire, les COV naturels, comme ceux provenant des huiles essentielles, ne sont pas forcément nocifs, bien au contraire. Prenons les terpènes par exemple, que l’on retrouve dans les huiles essentielles de pins et de sapins notamment. En très grande quantité ou chez des personnes sensibles, elles peuvent parfois causer l’irritation des muqueuses respiratoires. En revanche, bien utilisés, ces terpènes sont très bénéfiques puisque ce sont des antiseptiques respiratoires et des anti-infectieux.

En revanche, il ne faut jamais chauffer exagérément et encore moins bruler les huiles essentielles. Car la combustion des huiles essentielles, comme celle de bougies parfumées (à bannir) entraine la libération de molécules irritantes voire cancérogènes. Dans ces conditions, oui, les huiles essentielles peuvent être dangereuses.

Alors, il faut “savoir raison garder” et faire preuve de bon sens. Pour cela, quelques conseils à suivre pour une bonne diffusion des huiles essentielles :

– Ne jamais chauffer les huiles essentielles. A éviter donc les brules parfums et autres bougies parfumées et préférer les diffuseurs de type “brumisateur” (avec de l’eau) ou “nébulisateur” (à sec) qui ne chauffent pas les huiles essentielles.

– Diffuser les huiles essentielles hors présence humaine, pendant un cours laps de temps (idéalement 10-15 min 3 fois/jour), puis aérer la pièce quelques minutes.

– Bien choisir les huiles essentielles à diffuser (toutes les huiles essentielles ne sont pas bonnes à diffuser !!) et en cas d’allergies ou de sensibilités particulières, demander conseil auprès d’un aromathérapeute diplômé.

– Toujours utiliser des huiles essentielles de très bonne qualité, et bien choisir son fournisseur (là encore, n’hésitez pas à demander conseil à un aromathérapeute diplômé)

En suivant ces bonnes conditions, vous pourrez stimuler votre système immunitaire avec l’huile essentielle de Ravintsara (Cinnamomum camphora), tout en profitant de ses remarquables propriétés antivirales. Vous pourrez lutter contre les pathologies respiratoires grâce aux propriétés antitussives et décongestionnantes de l’huile essentielle d’Eucalyptus radié (Eucalyptus radiata) ou bien encore vous détendre grâce à la lavande vraie (Lavandula angustifolia). A bon entendeur …